juil 6 2010

Article DNA : Du hip-hop en battle

L’association Ahtiram, avec le soutien de l’Animation jeunes, a organisé dimanche après-midi un battle de hip-hop au Holtzplatz de Molsheim.

 

Ils étaient 14 groupes à s’être déplacés de tout le Bas-Rhin pour s’affronter sur la piste de danse installée au Holtzplatz. Battle oblige, les groupes de breakers se sont défiés, devant l’œil attentif du jury. Le but : se faire face par la danse et montrer à l’équipe adverse ce qu’on vaut.  Tour à tour, les membres de chaque équipe s’avancent donc au milieu de la piste et se démènent, tournent sur le dos, le ventre ou la tête, aux rythmes imposés par DJ Anonyme. Avec à chaque fois, un petit regard provocateur vers l’équipe adverse semblant demander si elle est capable d’en faire autant. « A l’origine, le hip-hop est né pour remplacer les rixes dans les rues. C’était un moyen de s’affronter sans bagarre réelle », indique Patrick Lefebvre, responsable de l’Animation jeunes.

«C’est un véritable mode de vie»  

S’ils se toisent sur la piste, les jeunes se serrent la main après chaque battle et prônent tous la même valeur : le respect de l’autre. « Quand on fait un battle, on respecte des règles, qui se transmettent par oral entre les breakers. Par exemple, lorsqu’un membre de l’équipe adverse passe, on le laisse finir sa prestation avant de répondre. Et puis on ne se touche jamais. Cela veut dire qu’on ne se bat pas », explique Manu.  Il fait partie du groupe Kriptyc de l’association Hip-Hop Session d’Erstein et pratique le hip-hop depuis sept ans. « Pour moi, le battle est un moyen de se revendiquer au sein du milieu hip-hop, contrairement aux shows, qui servent plus à nous faire connaître auprès du grand public ». Pour lui, le hip-hop ne se résume pas aux figures réalisées sur la piste. « C’est un véritable mode de vie. Entre nous, on en parle tout le temps, on discute des battles, on écoute du break et on regarde les vidéo du Battle of the year, championnat international ».

Il faut se démarquer des autres

Pour plaire au jury, les breakers ne se sont pas contentés d’enchaîner les figures. « Il faut que les mouvements correspondent à la musique et qu’ils soient fluides », explique Kirlin, membre du jury aux côtés de Ratanak et de Poket. Au delà des prouesses techniques, le style est également essentiel. « Il faut se démarquer des autres dans la manière de danser, être original », indique par exemple Pasco. Agé de 18 ans, il pratique le hip-hop depuis 9 ans. « On se connaît tous à force. C’est comme ma deuxième famille, j’ai fait de belles rencontres dans ce milieu », indique-t-il.  Organisée par l’association Ahtiram, la manifestation a réuni une cinquantaine de personnes. De quoi ravir Clément, Raphaël, Mickael et Manuel, les jeunes membres de la structure. Agés de 17 ou 18 ans, ils ont mené à bien ce projet du début à la fin. « Il a fallu trouver le DJ, les membres du jury, rassembler les équipes : cela a été une prise de responsabilité », confie Mickael, jeune président.  Si la journée s’est terminée par la victoire de Toxic-Crew, de Mulhouse, elle a aussi été l’occasion pour les breakers de faire le show, ensemble, pour le plaisir des spectateurs impressionnés.

G.J.


avr 16 2010

DNA : L’artiste au pinceau numérique

Depuis le festiv’arts urbains, Erstein fait la part belle à l’art de rue. Parmi les artistes locaux, Flavien Deneuvelaere expose pour la première fois son art du graff’ et du numérique au grand public. Rencontre au Beau b’Art.

 « C’est beau…Mais qu’est-ce que c’est ? » Pour les explications, l’artiste n’est jamais bien loin. A 26 ans, Flavien Deneuvelaere vit sa première « vraie » exposition. Avec 13 de ses toiles épinglées au Beau b’Art, dans le quartier de la Filature, il a jusqu’au 30 avril pour se raconter. Tout un art, on vous dit !

« On tente toujours d’atteindre le top »

 Monstres gris, chats rouges, femmes nues… Les oeuvres de Flavien touchent à tout. « J’aime bien celle avec les pixels, tout en longueur, là-bas », lance Mathieu, un jeune client. « Les pixels, c’est ce qu’on appelle l’art ascii », précise l’artiste. Concrètement, il s’agit de créer des images en utilisant exclusivement les caractères, de tailles différentes, contenus dans un code d’ordinateur. Chaque oeuvre représente ainsi entre 10 et 40 heures de travail. Le tout est réuni dans un « art pack » avec les créations de son groupe, « Titan ».
 Créée en 2004, cette communauté d’artistes rassemble des passionnés de Paris, Amsterdam ou encore Francfort. « On se réunit une fois par an avec les autres groupes dans une “demoparty”, pour élire la meilleure compilation, explique Flavien. C’est un honneur de le gagner donc on tente toujours d’atteindre le top ! » Résolument underground, ce phénomène, appelé « demoscene », tend à se développer et à s’étendre au grand public. « C’est un milieu d’hommes à l’origine. Depuis quelques années, on ouvre donc gratuitement ces événements aux femmes pour qu’elles participent plus », assure-t-il.
 A Erstein, cette forme d’expression a été mise sur le devant de la scène dans le cadre du festiv’arts urbains en février dernier. Une bonne occasion pour Flavien de se lancer :« Au début, je ne savais pas ce que je valais, j’étais très réticent. Mais j’avais quelques bons dessins qui traînaient, alors je me suis dit autant y aller ! ».
 Véritable tremplin pour ces artistes locaux, le Beau b’Art accueille une nouvelle exposition tous les deux mois. Pour Claude Gubiani, son gérant, le bar suit les tendances de la commune. « Il y a une certaine demande de la part des habitants, donc je demande aux artistes de décorer mes murs et en échange je fais leur pub sur place et sur Internet ! », s’amuse-t-il. Et ça marche : Flavien a déjà vendu 9 de ses toiles.

Le déclic art de rue

 « Un jour, je me suis fait choper par la police et j’ai compris que ce n’était pas la bonne direction à prendre. » A l’époque graffeur, Flavien décide de créer une association avec un ami. « Hip-Hop Session » veut réunir les jeunes autour de la culture du hip-hop, de la danse au graffiti en passant par le beatbox. « Mon but est de trouver une activité pour les jeunes d’ici et de leur montrer que ce n’est pas en faisant des choses illégales que l’on avance », explique Flavien.
 Première réussite en 2004 : la rénovation en graffitis du gymnase Yourcenar à Erstein. « C’est une fierté que de voir le regard des jeunes et de leurs parents devant le résultat », confie-t-il, souriant. Mais les projets ne s’arrêtent pas là : il doit prochainement exposer à Strasbourg. Sans oublier l’association, la musique et la danse… Chic type.

Lætitia Simoes


jan 21 2010

Vers un festival d’arts urbains

L’association Hip-Hop Session organisera, fin février, un « Festiv’arts urbains » à Erstein : durant quatre jours, la commune y vivra au rythme de la musique et de la danse hip-hop. Au programme, des rencontres autour de la danse, des spectacles et une exposition.

L’histoire ne date pas d’hier : l’association Hip-Hop Session, née de la volonté d’une bande d’amis ersteinois de se réunir autour d’une passion commune pour le hip-hop, fête cette année ses 6 ans.

La vitrine d’une culture beaucoup plus riche que ce que l’on imagine d’ordinaire

Et, on le sait, le but des membres du groupe est de pratiquer, mais aussi de promouvoir le hip-hop au sens large, à travers la danse, le graffiti, le beatbox ou le chant. C’est de culture urbaine que l’on parle, de fait.
Depuis septembre 2005, l’association organise des cours de danse dans la salle Anne-Frank, située rue du Vieux-Marché. Les séances se déroulent deux fois par semaine et accueillent un public majoritairement composé de jeunes. Ouverts à tous moyennant une participation annuelle de 60€, les cours sont donnés par l’ensemble des membres de l’association, qui regroupe une quinzaine de personnes. De Flavien à Manu, en passant par Diana ou Victor, ils transmettent leur passion à une trentaine de jeunes en moyenne chaque semaine. Grâce à eux, plus de 150 personnes se sont déjà initiées à la danse hip-hop depuis la création de l’association.
Mais Hip-Hop Session veut voir plus grand. D’où l’idée de lancer, fin février, un premier « Festiv’arts urbains ». Le rendez-vous sera ainsi l’occasion de découvrir leur activité et le monde du hip-hop. Ce sera, surtout, la vitrine d’une culture beaucoup plus riche que ce que l’on imagine d’ordinaire.
Le programme est alléchant. La fête débutera le vendredi 26 février par une « rencontre autour de la danse ». Les organisateurs souhaitent y réunir un public large, comprenant des danseurs ou amateurs de danse de tous horizons, pour échanger et partager autour de leur passion commune. Puis le samedi 27, les festivités se poursuivront par un « winter breakout control », un spectacle de hip-hop où le groupe de l’association, « Kriptyc », affrontera techniquement une vingtaine de « crews » différents lors de « battles ». Pour les non-initiés, la danse hip-hop se pratique sous la forme de « battle » [bataille en français ndlr] dans lesquels les danseurs, rassemblés en « crew » [un groupe, ndlr] s’affrontent lors de chorégraphies improvisées. Les mouvements du corps se veulent contrôlés, mélangeant aspects acrobatiques et figures au sol. Visuellement, c’est impressionnant.
Le dimanche 28 février permettra dans la foulée de rendre compte de cette pratique, puisque le groupe effectuera une démonstration de « breakdance » au Beau B’art, le café de la Filature. Le lieu accueillera également une exposition, intitulée « Art is love », qui présentera les oeuvres de Flavien, membre de l’association, qui mêle l’art du graffiti au graphisme informatique. Enfin, le festival s’achèvera le lundi 1er mars par un spectacle chorégraphique « Évasion », donné par le groupe « Kriptyc » de l’association  ainsi que le groupe « Horizon crew » venant de Barr. Un programme haut en couleurs pour un voyage culturel hautement conseillé…

Pauline Chavot – DNA du 19.01.2010

 

Les 26, 27, 28 Février et 1er Mars. Festiv’arts urbains à Erstein. Affichage du déroulement à venir…

 


mar 12 2009

Article DNA – Les derniers pas

Erstein / Association de danse GEC

 

Les derniers pas

L’association de danse GEC d’Erstein (Groupe Expression et Création) a remis, dans les locaux de l’école Anne Frank, un chèque de 3 000€ à l’association Hip Hop Session. En fin d’activité, le groupe artistique de Ghanem Bensmaïne a été dissous en raison du manque d’effectifs.

 « Cette décision a été prise à l’unanimité par le comité de GEC, souligne Ghanem Bensmaïne, président du GEC. La raison, c’est le manque cruel de nouveaux membres qui avec les années est devenu un problème récurrent ». Fin de l’aventure pour le groupe expression et création d’Erstein. L’association a été dissoute. « Nous avons eu une diminution alarmante du nombre d’inscriptions. Et à la rentrée dernière, nous avons constaté un manque de recettes dû au défaut d’énergies bénévoles ».
 Le GEC n’est plus, donc, mais il part sur une belle note de solidarité. « Nous versons la totalité de nos avoirs bancaires à Hip Hop Session, une association que nous avons choisie pour son dynamisme, sa jeunesse et sa fraîcheur », explique le président.
 Manu, le président Hip-Hop Session, apprécie ce geste et parle de l’avantage de recevoir ces fonds. « Nous avons bon nombre de projets en attente, et cet argent nous permettra de les réaliser. Cela nous aidera aussi à mieux diffuser notre style de danse sur tout le secteur ». « Il y aurait tellement de prétendants à une pareille somme, ajoute-t-il, que nous nous sentons honorés par une telle décision ».
 La somme sera utilisée, ainsi, très rapidement. Une grande soirée spectacle est en cours d’élaboration pour les cinq ans de cette association de danseurs des rues. « Cela nous aidera aussi dans nos déplacements, explique le président de Hip-Hop Session. Nous devrons aller prochainement sur Paris pour participer à un « battle », et cela aidera le groupe Kriptyc que nous avons formé à s’y rendre. Il nous représente désormais dans bon nombre de manifestations ».

JPO


nov 25 2008

Article DNA – Du « break » sous le préau

Le hip-hop se porte bien à Erstein : très active depuis la rentrée, l’association Hip-Hop Session a multiplié les rendez-vous et s’apprête désormais à monter en puissance d’ici l’été 2009. Première échéance : un battle promis spectaculaire sous le préau de l’école Anne-Frank le 30 novembre.

 

 

 

Hip-Hop Session a investi début novembre la place Kléber, à Strasbourg, pour une prestation de break suivie par 300 personnes. Prochain rendez-vous : l’école Anne-Frank dimanche après-midi. (Document remis)

 

 

« Ça va plutôt bien en ce moment. On a un nouveau site web, nos cours attirent du monde et on enchaîne les gros rendez-vous ». Tout sourire, Manu Schatz fait un premier bilan de l’activité de Hip-Hop Session depuis la rentrée. Et le jeune Ersteinois, devenu président de l’association voici quelques jours, a de quoi être satisfait : alors qu’elle va sur ses cinq ans, la grande représentante locale de la culture break semble sur une pente ascendante. Au point que, d’ici l’été prochain, le hip-hop devrait prendre ses quartiers de belle manière dans la cité sucrière.

« 16 équipes d’Alsace, de Lorraine, d’Allemagne sont annoncées, et on a dû en refuser »

 L’association, de fait, témoigne de sa bonne forme en affichant des cours complets depuis la rentrée. Les mercredis et samedis après-midi, une trentaine d’élèves, débutants et confirmés, s’y confrontent à la discipline. Hip-Hop Session, par ailleurs, fait également parler d’elle en enchaînant les compétitions où elle fait bonne figure. Voici quelques jours, elle a pris part à un battle en Allemagne, tandis que, début novembre, c’est à Strasbourg qu’elle a posé ses valises pour promouvoir la pratique. Quelque 300 personnes ont investi la place Kléber, le 2 novembre, pour profiter de l’événement.
 Mais le plus important reste à venir. Car Manu et Flavien, le vice-président, ont des projets plein les cartons. A commencer par un battle de break à la fin de la semaine, histoire de faire parler de hip-hop dans la localité. « On organise le battle sous le préau de l’école Anne-Frank, explique Manu. 16 équipes -on dit des “crews”- d’Alsace, de Lorraine, d’Allemagne et de Clermont-Ferrand sont annoncées, et on a dû en refuser. »
 Au menu de la manifestation, des matches en 2 contre 2 et en 1 contre 1 – qui s’annoncent spectaculaires : « Pour le 1 Vs 1, il faut battre sept danseurs, sachant que c’est celui qui gagne qui reste sur la piste de danse, précise Flavien Deneuvelaere. C’est toujours assez impressionnant à voir ». A inscrire dans les agendas, donc : le battle ouvre ses portes le 30 novembre à 14 h, la compétition débute une demi-heure plus tard. L’entrée est fixée à 6 €.
 Le « battle » ouvre une période qui devrait s’annoncer faste pour l’association. L’association organisera également le 14 décembre à 15 h un show hip-hop gratuit à l’école Anne-Frank, pour les enfants et leurs parents. Un autre battle pourrait suivre en janvier, puis l’association prévoit de célébrer ses cinq ans sans doute du côté du cinéma Amitié, en février. « On est déjà en train de bosser sur ce projet, explique Manu. La bande son est en cours de réalisation ».

« C’est devenu notre vie, de gérer cette association »

 Enfin, il y a ce projet fou dont on commence à cerner les contours. Celui d’investir, peut-être, le hall Rhénus à Strasbourg. « On pourrait faire ça en mai-juin ou en septembre, on est en train de se renseigner, rêvent Manu et Flavien. L’idée, ce serait d’organiser un gros festival hip-hop avec pas mal de pointures et quelques grosses surprises comme un concert avec une super tête d’affiche ». Et une déclinaison ersteinoise de la manifestation, au fil de quelques animations complémentaires implantées au coeur de la cité.

 Les deux responsables de Hip-Hop Session ne veulent pas parler du budget d’un tel événement, pour l’instant. Mais celui-ci serait conséquent. « Ce qui fait qu’on cherche des partenaires, des sponsors pour monter le projet ». Vrai, aussi, que le timing est serré. Mais les deux gaillards sont motivés : « C’est devenu notre vie, de gérer cette association, d’organiser de telles manifestations. On a envie de s’y mettre à fond ».

Nicolas Blanchard

Infos : web hip-hopsession.orgLe 30 novembre. « Battle » de l’association Hip-Hop Session sous le préau de l’école Anne-Frank. Entrée : 6 €. Ouverture des portes à 14 h, début des compétitions à 14 h 30.

Édition du Mar 25 nov. 2008

 

 

 

 

 


sept 23 2008

Article DNA – Coup de pinceau sur le jeu de poker.

Son nom, vous le verrez peut-être courant novembre dans les crédits d’un jeu vidéo. A 25 ans, le graphiste Ersteinois Flavien Deneuvelaere vient de réaliser l’habillage du logiciel European Poker Tour sur Nintendo DS.

Flavien, c’est un gaillard du genre discret. Titulaire d’un bac physique de laboratoire (PLPI) et d’un BTS de physique obtenu au lycée Jean-Rostand, à Strasbourg, l’Ersteinois de 25 ans est un pilier jovial de l’association Hip-Hop Session. Mais Flavien est aussi un passionné, un vrai. Un fan d’informatique et de jeux vidéo. Au point que c’est ce monde-là qu’il rêve de côtoyer professionnellement. « Après mon BTS, j’aurais dû me diriger vers un poste de technicien supérieur en physique. Mais ça ne collait pas. L’informatique, par contre… »

Parce que l’informatique, c’est un univers qu’il adore depuis 1989, ainsi qu’il se plaît à le rappeler : « Mon père est informaticien, administrateur réseaux pour être précis. Je crois que je tiens cette passion de lui, et des jeux vidéo.»

Flavien a, ainsi, de bonnes notions en programmation. Mais ce qui le fait vibrer, surtout, c’est le graphisme, au fil de techniques qu’il a apprises seul, sur le tas. « Je dessinais toujours en cours. Et puis un jour, je me suis mis à dessiner avec un logiciel, sur le PC. J’ai rapidement acheté une tablette graphique, puis une deuxième, plus performante. C’était il y a trois ans, et je m’y suis mis à fond.»

Flavien, au fil de ses pérégrinations, s’est forgé une petite réputation sur la « demoscene » européenne, un milieu où il a figuré dans les premières places lors de quelques concours de graphisme underground. Au point que ses compétences ont été mises à profit par l’éditeur de logiciels Anuman, à la faveur d’un contact noué en mai. Quelques discussions ont suffi pour que Flavien intègre une équipe de développement en qualité de graphiste free-lance, ceci pour réaliser l’habillage d’un jeu vidéo sur Nintendo DS : European Poker

Tour.

Et Flavien s’est acquitté de la tâche sans hésiter. « Quand ils m’ont proposé le job, j’ai sauté sur l’occasion. Et au début de l’été, pendant une dizaine de jours, j’ai bossé comme un fou pour leur livrer quelque chose qui tenait bien la route.» Flavien a donc imprimé sa patte au logiciel, du background jusqu’aux personnages. Le jeu, ainsi, est appelé à faire son apparition sur les étals en novembre prochain. Le nom de Flavien figurera dans les crédits, si tout va bien.

Cherche emploi dans le jeu vidéo

C’est une expérience qui a conquis l’Ersteinois. Actuellement en train de travailler sur plusieurs logiciels Iphone et Wonderswan dans le milieu dit du « Homebrew » (jeux et logiciels créés par le consommateur et distribués gratuitement, Ndlr], Flavien s’est mis à la recherche d’un emploi dans le milieu du jeu vidéo. Il envisage désormais de créer sa propre société s’il en a la possibilité. « Ce qui est sûr, c’est que cette expérience m’a ouvert des perspectives. Et elle m’a donné l’envie d’aller plus loin.»

Nicolas Blanchard (DNA du 23.09.2008)


sept 14 2008

Article DNA – Au cœur de la ville.

La journée des associations, à Erstein, a connu un joli succès voici quelques jours. Un rendez-vous de rentrée bien fréquenté par les parents, les enfants et les bénévoles. On y a parlé inscriptions, activités, mais aussi de l’avenir..

C’était une vraie sortie dominicale. La journée des associations s’est installée comme un moment fort où, entre une démonstration de hip-hop et des katas de karaté, les familles, en quête d’informations, ont pu rencontrer les hommes et les femmes qui mettent au service des autres leur passion et leur générosité.

Pour cette édition 2008, il y avait une trentaine de stands d’associations ainsi représentées. De l’éducation canine aux sports de combat, de l’aviron à la marche, en passant par les scouts de France et la baby gym, cette nouvelle journée des associations a pu donner la mesure du vaste éventail d’activités possibles.

Organisé par l’ACL, ce rendez-vous annuel est aussi l’occasion pour la municipalité de prendre le pouls de la vie associative. « Les associations sont très importantes pour la richesse de la ville. A Erstein, nous en comptons plus de quatre-vingt. Sans elles, beaucoup d’activités ne seraient pas possibles », explique Benoît Dintrich, adjoint au maire en charge du sport, du loisir et du tourisme.

Si actuellement, dans bon nombre d’associations, les feux semblent afficher un vert presque arrogant au niveau de la fréquentation, c’est du côté de l’engagement des bénévoles que les nuages commencent à s’accumuler. Difficulté à trouver un successeur à la présidence, élévation de la moyenne d’âge des adhérents, manque de personnels d’encadrement, les structures voient davantage venir les consommateurs que les acteurs. « Question d’époque », résume l’élu, mais « à l’ère du “travailler plus pour gagner plus”, pas évident de trouver le temps pour s’engager vraiment, compte tenu des responsabilités énormes que cela implique », répond un papa.

Au-delà de ce constat, les solutions miracles ne sont pas nombreuses. « C’est le point essentiel qui sera traité lors du troisième forum associatif, au premier trimestre 2009 », annonce cependant Benoît Dintrich. « Nous espérons aussi pouvoir y construire une réponse commune face aux enjeux du bénévolat ». Une occasion de remettre un peu de sucre neuf dans le sang associatif.

F.M.

Édition du Dim 21 sept. 2008


sept 13 2008

Article DNA – Gros projets dans les cartons.

Ça bouge chez les p’tits gars d’Hip-Hop Session : après une année de relative discrétion, l’association ersteinoise compte bien jalonner sa saison 2008-2009 de rendez-vous festifs et de grosses manifestations. Avant-goût du véritable festival hip-hop qui se profile à l’horizon.

 

2007-2008 restera comme une année d’ouverture et d’expérimentations. Pour Hip-Hop Session, les douze derniers mois ont été ceux, quelque part, de la remise en question. Soucieux de coller aux influences du moment, ils ont ouvert, quelques mois durant, une section Tektonic. Ils ont également poursuivi leurs efforts en direction du R’n'B.

On a envie de faire un truc
vraiment exceptionnel

Un champ d’action qui restera, partant, comme une simple digression dans le parcours de l’association, qui va déjà sur ses cinq ans. Parce que, à la faveur de cet automne, c’est bien le hip-hop qui s’apprête à revenir sur le devant de la scène. La parole est au break, et rien qu’au break, comme le disent Manu Schatz et Flavien Deneuvelaere, deux membres fondateurs.
De fait, les mois qui viennent seront ceux de la mise en chantier de nombreux projets. Pour l’association, en passe d’être présidée par Julia Holl -une assemblée générale doit se tenir prochainement à ce sujet-, l’idée est rien moins que multiplier les « battles » (concours de break et de hip-hop), les festivals et les spectacles. En vrac, Manu Schatz parle, pour commencer, d’un nouveau « battle » ersteinois qui pourrait prendre forme pour le mois de décembre. Et d’un autre, avec le speaker Youval, bien connu en France, qui marquerait dans la foulée le recentrage de l’association sur sa spécialité : « Pendant un an, le hip-hop a un peu été en flottement, explique Flavien. Notre volonté, c’est donc de nous recentrer sur ce qui fait notre force et nos racines, à savoir le hip-hop underground. C’est pourquoi on envisage ce deuxième battle, qu’on intitulerait 1000% underground Strasbourg, qui se déroulerait, comme son nom l’indique, à Strasbourg ».
Ce sont deux dates envisagées parmi beaucoup d’autres. Car Hip-Hop Session compte également fêter dignement ses cinq ans en février prochain avec une soirée spectacle à Erstein. Mieux, l’association prolongerait ce temps de fête à l’été 2009 par un festival sur deux jours, toujours à Erstein, où seraient mises en avant toutes les mouvances de la planète hip-hop. « On a envie de faire un truc vraiment exceptionnel, explique Manu, ce qui veut dire que nous commençons à rechercher des subventions. Mais on aurait dans l’idée de faire venir un grand groupe de rap français sur Erstein pour l’occasion ». Le nom du groupe en question, Manu et Flavien ne veulent pas encore le donner, « parce que rien n’est fait ». Mais c’est du côté du sud de la France et d’un nom très connu qu’ils sont en train, d’ores et déjà, de prospecter.

« On pourrait peut-être
développer la création »

Il y a encore, enfin, une idée qui trotte dans la tête des membres de la structure. Flavien, graphiste dans sa vie professionnelle, est également compositeur, très versé dans la production hip-hop. Or, « il faudrait voir, mais on pourrait peut-être développer cet aspect dans l’association, en favorisant la création ». Un atelier pourrait voir le jour pour inciter les fans de hip-hop ersteinois à faire preuve, à leur tour, d’imagination. C’est un complément intéressant à l’activité danse de l’association qui se profilerait, en tout cas, à l’horizon…

Nicolas Blanchard (DNA du 13/09/08)