juil 6 2010

Article DNA : Du hip-hop en battle

L’association Ahtiram, avec le soutien de l’Animation jeunes, a organisé dimanche après-midi un battle de hip-hop au Holtzplatz de Molsheim.

 

Ils étaient 14 groupes à s’être déplacés de tout le Bas-Rhin pour s’affronter sur la piste de danse installée au Holtzplatz. Battle oblige, les groupes de breakers se sont défiés, devant l’œil attentif du jury. Le but : se faire face par la danse et montrer à l’équipe adverse ce qu’on vaut.  Tour à tour, les membres de chaque équipe s’avancent donc au milieu de la piste et se démènent, tournent sur le dos, le ventre ou la tête, aux rythmes imposés par DJ Anonyme. Avec à chaque fois, un petit regard provocateur vers l’équipe adverse semblant demander si elle est capable d’en faire autant. « A l’origine, le hip-hop est né pour remplacer les rixes dans les rues. C’était un moyen de s’affronter sans bagarre réelle », indique Patrick Lefebvre, responsable de l’Animation jeunes.

«C’est un véritable mode de vie»  

S’ils se toisent sur la piste, les jeunes se serrent la main après chaque battle et prônent tous la même valeur : le respect de l’autre. « Quand on fait un battle, on respecte des règles, qui se transmettent par oral entre les breakers. Par exemple, lorsqu’un membre de l’équipe adverse passe, on le laisse finir sa prestation avant de répondre. Et puis on ne se touche jamais. Cela veut dire qu’on ne se bat pas », explique Manu.  Il fait partie du groupe Kriptyc de l’association Hip-Hop Session d’Erstein et pratique le hip-hop depuis sept ans. « Pour moi, le battle est un moyen de se revendiquer au sein du milieu hip-hop, contrairement aux shows, qui servent plus à nous faire connaître auprès du grand public ». Pour lui, le hip-hop ne se résume pas aux figures réalisées sur la piste. « C’est un véritable mode de vie. Entre nous, on en parle tout le temps, on discute des battles, on écoute du break et on regarde les vidéo du Battle of the year, championnat international ».

Il faut se démarquer des autres

Pour plaire au jury, les breakers ne se sont pas contentés d’enchaîner les figures. « Il faut que les mouvements correspondent à la musique et qu’ils soient fluides », explique Kirlin, membre du jury aux côtés de Ratanak et de Poket. Au delà des prouesses techniques, le style est également essentiel. « Il faut se démarquer des autres dans la manière de danser, être original », indique par exemple Pasco. Agé de 18 ans, il pratique le hip-hop depuis 9 ans. « On se connaît tous à force. C’est comme ma deuxième famille, j’ai fait de belles rencontres dans ce milieu », indique-t-il.  Organisée par l’association Ahtiram, la manifestation a réuni une cinquantaine de personnes. De quoi ravir Clément, Raphaël, Mickael et Manuel, les jeunes membres de la structure. Agés de 17 ou 18 ans, ils ont mené à bien ce projet du début à la fin. « Il a fallu trouver le DJ, les membres du jury, rassembler les équipes : cela a été une prise de responsabilité », confie Mickael, jeune président.  Si la journée s’est terminée par la victoire de Toxic-Crew, de Mulhouse, elle a aussi été l’occasion pour les breakers de faire le show, ensemble, pour le plaisir des spectateurs impressionnés.

G.J.


avr 16 2010

DNA : L’artiste au pinceau numérique

Depuis le festiv’arts urbains, Erstein fait la part belle à l’art de rue. Parmi les artistes locaux, Flavien Deneuvelaere expose pour la première fois son art du graff’ et du numérique au grand public. Rencontre au Beau b’Art.

 « C’est beau…Mais qu’est-ce que c’est ? » Pour les explications, l’artiste n’est jamais bien loin. A 26 ans, Flavien Deneuvelaere vit sa première « vraie » exposition. Avec 13 de ses toiles épinglées au Beau b’Art, dans le quartier de la Filature, il a jusqu’au 30 avril pour se raconter. Tout un art, on vous dit !

« On tente toujours d’atteindre le top »

 Monstres gris, chats rouges, femmes nues… Les oeuvres de Flavien touchent à tout. « J’aime bien celle avec les pixels, tout en longueur, là-bas », lance Mathieu, un jeune client. « Les pixels, c’est ce qu’on appelle l’art ascii », précise l’artiste. Concrètement, il s’agit de créer des images en utilisant exclusivement les caractères, de tailles différentes, contenus dans un code d’ordinateur. Chaque oeuvre représente ainsi entre 10 et 40 heures de travail. Le tout est réuni dans un « art pack » avec les créations de son groupe, « Titan ».
 Créée en 2004, cette communauté d’artistes rassemble des passionnés de Paris, Amsterdam ou encore Francfort. « On se réunit une fois par an avec les autres groupes dans une “demoparty”, pour élire la meilleure compilation, explique Flavien. C’est un honneur de le gagner donc on tente toujours d’atteindre le top ! » Résolument underground, ce phénomène, appelé « demoscene », tend à se développer et à s’étendre au grand public. « C’est un milieu d’hommes à l’origine. Depuis quelques années, on ouvre donc gratuitement ces événements aux femmes pour qu’elles participent plus », assure-t-il.
 A Erstein, cette forme d’expression a été mise sur le devant de la scène dans le cadre du festiv’arts urbains en février dernier. Une bonne occasion pour Flavien de se lancer :« Au début, je ne savais pas ce que je valais, j’étais très réticent. Mais j’avais quelques bons dessins qui traînaient, alors je me suis dit autant y aller ! ».
 Véritable tremplin pour ces artistes locaux, le Beau b’Art accueille une nouvelle exposition tous les deux mois. Pour Claude Gubiani, son gérant, le bar suit les tendances de la commune. « Il y a une certaine demande de la part des habitants, donc je demande aux artistes de décorer mes murs et en échange je fais leur pub sur place et sur Internet ! », s’amuse-t-il. Et ça marche : Flavien a déjà vendu 9 de ses toiles.

Le déclic art de rue

 « Un jour, je me suis fait choper par la police et j’ai compris que ce n’était pas la bonne direction à prendre. » A l’époque graffeur, Flavien décide de créer une association avec un ami. « Hip-Hop Session » veut réunir les jeunes autour de la culture du hip-hop, de la danse au graffiti en passant par le beatbox. « Mon but est de trouver une activité pour les jeunes d’ici et de leur montrer que ce n’est pas en faisant des choses illégales que l’on avance », explique Flavien.
 Première réussite en 2004 : la rénovation en graffitis du gymnase Yourcenar à Erstein. « C’est une fierté que de voir le regard des jeunes et de leurs parents devant le résultat », confie-t-il, souriant. Mais les projets ne s’arrêtent pas là : il doit prochainement exposer à Strasbourg. Sans oublier l’association, la musique et la danse… Chic type.

Lætitia Simoes


fév 27 2010

Jour 2 : Battle Winter Breakout Control 3

DNA du 26/02/2010

Arts urbains : tout un festival !

La culture urbaine s’invite à Erstein ce week-end : pour fêter ses six ans, l’association « Hip-Hop session » y organise son premier « festiv’arts urbains » en forme de plaidoyer pour la reconnaissance d’un mode d’expression parfois mal-aimé, mais très dans l’air du temps.

 
Le hip-hop et la culture urbaine s’offrent tout un festival ce week-end à Erstein, à l’occasion des six ans de « Hip-Hop session ». (Photo archives DNA)

  Du hip-hop, du « breakdance », du graff, des platines et de l’art numérique : le premier « festiv’arts urbains » d’Erstein est prometteur autant qu’éclectique. Manu Schatz et Flavien Deneuvelaere, les responsables de la manifestation pour l’association « Hip-hop session », ont en effet voulu y invoquer la culture urbaine sous toutes ses formes. Pour une raison simple : « On a fait en sorte que ça puisse intéresser toutes les générations, parce qu’on veut montrer que la culture urbaine n’a rien d’élitiste et n’est certainement pas refermée sur elle-même ». Un message qui commence à passer dans les grandes métropoles, mais qui resterait confidentiel une fois hors des villes.
 Le festival multiplie donc les invitations à la découverte afin d’ouvrir au maximum son univers. La danse, évidemment, y est omniprésente avec une soirée créative proposée le vendredi, un « battle » (un concours, ndlr) de breakdance le samedi et un spectacle chorégraphique le lundi soir. Mais les multiples facettes des arts urbains enrichissent chacune de ces manifestations. On pourra croiser le chemin, ainsi, de la chanson, découvrir quelques exemples de « graffs » réalisés par l’association, profiter de la présence de « DJ » qui se chargeront de la partie sonorisation.
 Rendez-vous le plus insolite, une exposition dédiée à l’art « ascii » et à la « demoscene » devrait également susciter l’intérêt lors de son vernissage dimanche : la discipline, résolument « underground », défend l’idée que l’expression artistique peut trouver sa place jusque dans des programmes. L’exposition en montrera quelques exemples, à travers des oeuvres réalisées exclusivement au moyen de lettres et caractères spéciaux tirés du code informatique « ascii ».

N.B.

Du 26 février au 1er mars. Premier « festiv’arts urbains » à Erstein. Ce soir de 19 h à minuit : rencontre libre de danse sous le préau de l’école Anne-Frank (entrée libre).

Samedi 27 février, battle de breakdance sous le préau de l’école Anne-Frank de 14 h 30 à 17 h (entrée 4 € pour le public, 10 € pour les « crews »).

Dimanche 28 février, vernissage de l’exposition « Art is Love » au Beau b’Art, rue des Sheds, de 17 h à 19 h (entrée libre).

Lundi 1er mars, spectacle chorégraphique « Evasion » de 20 h 30 à 22 h à la salle Saint-Martin (entrée : 7 €). Infos sur http ://festivartsurbains.org ou au Tél: 06 10 40 46 18 ou Tél: 06 83 18 75 75.

Édition du Ven 26 fév. 2010


jan 21 2010

Vers un festival d’arts urbains

L’association Hip-Hop Session organisera, fin février, un « Festiv’arts urbains » à Erstein : durant quatre jours, la commune y vivra au rythme de la musique et de la danse hip-hop. Au programme, des rencontres autour de la danse, des spectacles et une exposition.

L’histoire ne date pas d’hier : l’association Hip-Hop Session, née de la volonté d’une bande d’amis ersteinois de se réunir autour d’une passion commune pour le hip-hop, fête cette année ses 6 ans.

La vitrine d’une culture beaucoup plus riche que ce que l’on imagine d’ordinaire

Et, on le sait, le but des membres du groupe est de pratiquer, mais aussi de promouvoir le hip-hop au sens large, à travers la danse, le graffiti, le beatbox ou le chant. C’est de culture urbaine que l’on parle, de fait.
Depuis septembre 2005, l’association organise des cours de danse dans la salle Anne-Frank, située rue du Vieux-Marché. Les séances se déroulent deux fois par semaine et accueillent un public majoritairement composé de jeunes. Ouverts à tous moyennant une participation annuelle de 60€, les cours sont donnés par l’ensemble des membres de l’association, qui regroupe une quinzaine de personnes. De Flavien à Manu, en passant par Diana ou Victor, ils transmettent leur passion à une trentaine de jeunes en moyenne chaque semaine. Grâce à eux, plus de 150 personnes se sont déjà initiées à la danse hip-hop depuis la création de l’association.
Mais Hip-Hop Session veut voir plus grand. D’où l’idée de lancer, fin février, un premier « Festiv’arts urbains ». Le rendez-vous sera ainsi l’occasion de découvrir leur activité et le monde du hip-hop. Ce sera, surtout, la vitrine d’une culture beaucoup plus riche que ce que l’on imagine d’ordinaire.
Le programme est alléchant. La fête débutera le vendredi 26 février par une « rencontre autour de la danse ». Les organisateurs souhaitent y réunir un public large, comprenant des danseurs ou amateurs de danse de tous horizons, pour échanger et partager autour de leur passion commune. Puis le samedi 27, les festivités se poursuivront par un « winter breakout control », un spectacle de hip-hop où le groupe de l’association, « Kriptyc », affrontera techniquement une vingtaine de « crews » différents lors de « battles ». Pour les non-initiés, la danse hip-hop se pratique sous la forme de « battle » [bataille en français ndlr] dans lesquels les danseurs, rassemblés en « crew » [un groupe, ndlr] s’affrontent lors de chorégraphies improvisées. Les mouvements du corps se veulent contrôlés, mélangeant aspects acrobatiques et figures au sol. Visuellement, c’est impressionnant.
Le dimanche 28 février permettra dans la foulée de rendre compte de cette pratique, puisque le groupe effectuera une démonstration de « breakdance » au Beau B’art, le café de la Filature. Le lieu accueillera également une exposition, intitulée « Art is love », qui présentera les oeuvres de Flavien, membre de l’association, qui mêle l’art du graffiti au graphisme informatique. Enfin, le festival s’achèvera le lundi 1er mars par un spectacle chorégraphique « Évasion », donné par le groupe « Kriptyc » de l’association  ainsi que le groupe « Horizon crew » venant de Barr. Un programme haut en couleurs pour un voyage culturel hautement conseillé…

Pauline Chavot – DNA du 19.01.2010

 

Les 26, 27, 28 Février et 1er Mars. Festiv’arts urbains à Erstein. Affichage du déroulement à venir…

 


avr 2 2009

Article DNA – Grapheurs, un monde à part

Une centaine de personnes a assisté à la projection de « Whole Train » vendredi soir au cinéma d’Erstein. A la fin du film, le réalisateur, Florian Gaag, est allé à la rencontre de son public pour débattre du sujet choc des grapheurs illégaux.

 


L’association Hip-Hop Session a accompagné la projection d’une démo de hip-hop. (Photo DNA)

 Dans le cadre du festival Augenblick en pleine effervescence, les bombes de peinture se sont invitées au cinéma d’Erstein, vendredi soir. A l’affiche : « Whole Train », une réalisation de près d’une heure et trente minutes qui retrace l’histoire d’Allemands grapheurs illégaux, artistes dans l’âme, issus de milieux sociaux différents. Leur passion : les aérosols et les trains, qu’ils repeignent de A à Z avec des oeuvres réfléchies et dessinées sur croquis auparavant.
 Deux bandes rivales se partagent le territoire des graffitis, et tous les moyens sont bons pour surpasser les réalisations de l’autre. Le tout en évitant les forces de l’ordre, traquant ces délinquants qui prennent le soin de ne laisser aucune trace, ni aucune preuve. Jusqu’au jour où l’abonnement de transports en commun d’un des grapheurs sera trouvé par la police. La course poursuite s’engage dans la rue en plein jour et la fuite du jeune homme est fatale : il décède dans un accident de la route. Tous se remettent en question, et les deux bandes rivales se retrouvent pour recouvrir un train entier d’une fresque de qualité, en hommage au disparu.

Refus du système ?

 Bien applaudi, le film a été commenté par le public lors d’un dialogue avec le réalisateur, Florian Gaag. Le tout par l’intermédiaire d’une traductrice, sa langue maternelle étant l’allemand. La première question a été directe : « Le tag est illégal, pourquoi, et comment avez-vous réalisé ce film ? » Florian Gaag, tout de noir vêtu, mal rasé, un bonnet sur la tête, s’est donc expliqué : « J’ai un rapport personnel avec cet art, j’ai commencé à taguer en 1984, et j’ai voulu par la suite mettre ça en avant. J’ai eu des difficultés pour le faire : on ne voulait pas me donner les autorisations nécessaires et il était difficile de trouver des financements, le sujet était politiquement incorrect ».
 Pour mieux comprendre les motivations du graph illégal, Florian Gaag a précisé que les grapheurs sont issus d’un milieu social défavorisé. L’école ne fait pas partie de leur quotidien, ils ont envie de ne pas être dans les normes. « C’est un refus du système », a résumé une personne du public. « L’intégration n’est pas leur truc », a-t-on pu entendre d’une autre spectatrice.
 Le débat s’est ensuite installé dans le public, au sein duquel deux personnes ont étayé leurs arguments -favorables ou non- sur les graffitis illégaux. « Heureusement qu’il y a les graffitis en Allemagne, sinon les villes seraient tristes ! » a lancé une personne de l’assistance. Florian Gaag, écarté du débat l’espace de quelques minutes, a complété : « Ce n’est pas un art intellectuel », s’est-il exprimé pour défendre ces artistes hors-norme.
 Tout aussi artistique, mais légal, le hip-hop s’est enfin emparé de la salle. Sept membres de l’association « Hip-Hop Session » d’Erstein ont effectué une démo d’une vingtaine de minutes devant un public chaud bouillant. S’adressant à Manu, le président, Lionel Kappler s’est interrogé sur la pratique du hip-hop : « Je pense que vous ne vous entraînez pas dans le salon de vos parents ? » Hilarité générale après l’intervention d’une maman dans le public : « Si, si ! ». Pauvres meubles…

N.K.

Édition du Mar 31 mars 2009

 


mar 12 2009

Article DNA – Les derniers pas

Erstein / Association de danse GEC

 

Les derniers pas

L’association de danse GEC d’Erstein (Groupe Expression et Création) a remis, dans les locaux de l’école Anne Frank, un chèque de 3 000€ à l’association Hip Hop Session. En fin d’activité, le groupe artistique de Ghanem Bensmaïne a été dissous en raison du manque d’effectifs.

 « Cette décision a été prise à l’unanimité par le comité de GEC, souligne Ghanem Bensmaïne, président du GEC. La raison, c’est le manque cruel de nouveaux membres qui avec les années est devenu un problème récurrent ». Fin de l’aventure pour le groupe expression et création d’Erstein. L’association a été dissoute. « Nous avons eu une diminution alarmante du nombre d’inscriptions. Et à la rentrée dernière, nous avons constaté un manque de recettes dû au défaut d’énergies bénévoles ».
 Le GEC n’est plus, donc, mais il part sur une belle note de solidarité. « Nous versons la totalité de nos avoirs bancaires à Hip Hop Session, une association que nous avons choisie pour son dynamisme, sa jeunesse et sa fraîcheur », explique le président.
 Manu, le président Hip-Hop Session, apprécie ce geste et parle de l’avantage de recevoir ces fonds. « Nous avons bon nombre de projets en attente, et cet argent nous permettra de les réaliser. Cela nous aidera aussi à mieux diffuser notre style de danse sur tout le secteur ». « Il y aurait tellement de prétendants à une pareille somme, ajoute-t-il, que nous nous sentons honorés par une telle décision ».
 La somme sera utilisée, ainsi, très rapidement. Une grande soirée spectacle est en cours d’élaboration pour les cinq ans de cette association de danseurs des rues. « Cela nous aidera aussi dans nos déplacements, explique le président de Hip-Hop Session. Nous devrons aller prochainement sur Paris pour participer à un « battle », et cela aidera le groupe Kriptyc que nous avons formé à s’y rendre. Il nous représente désormais dans bon nombre de manifestations ».

JPO


jan 7 2009

TVCAMPUS.NET

VIDEO ICI

TV Campus de Strasbourg a suivi Manu alias ManBoy pendant quelques jours…

Reportage mêlant les études et la danse…

Merci à Marc de tvcampus.net


déc 11 2008

Interview NRJ

 

 

On vous informe qu’une interview a été réalisé entre Martin ANTOINE de NRJ et Manu S. quelques jours avant le Battle Breakout Control du 30 novembre.

Celle-ci sera diffusée AUJOURD’HUI (le jeudi 11 Décembre) sur NRJ dans les flashs infos de 6h30, 7h30, 8h30 et 12h30…

 


nov 25 2008

Article DNA – Du « break » sous le préau

Le hip-hop se porte bien à Erstein : très active depuis la rentrée, l’association Hip-Hop Session a multiplié les rendez-vous et s’apprête désormais à monter en puissance d’ici l’été 2009. Première échéance : un battle promis spectaculaire sous le préau de l’école Anne-Frank le 30 novembre.

 

 

 

Hip-Hop Session a investi début novembre la place Kléber, à Strasbourg, pour une prestation de break suivie par 300 personnes. Prochain rendez-vous : l’école Anne-Frank dimanche après-midi. (Document remis)

 

 

« Ça va plutôt bien en ce moment. On a un nouveau site web, nos cours attirent du monde et on enchaîne les gros rendez-vous ». Tout sourire, Manu Schatz fait un premier bilan de l’activité de Hip-Hop Session depuis la rentrée. Et le jeune Ersteinois, devenu président de l’association voici quelques jours, a de quoi être satisfait : alors qu’elle va sur ses cinq ans, la grande représentante locale de la culture break semble sur une pente ascendante. Au point que, d’ici l’été prochain, le hip-hop devrait prendre ses quartiers de belle manière dans la cité sucrière.

« 16 équipes d’Alsace, de Lorraine, d’Allemagne sont annoncées, et on a dû en refuser »

 L’association, de fait, témoigne de sa bonne forme en affichant des cours complets depuis la rentrée. Les mercredis et samedis après-midi, une trentaine d’élèves, débutants et confirmés, s’y confrontent à la discipline. Hip-Hop Session, par ailleurs, fait également parler d’elle en enchaînant les compétitions où elle fait bonne figure. Voici quelques jours, elle a pris part à un battle en Allemagne, tandis que, début novembre, c’est à Strasbourg qu’elle a posé ses valises pour promouvoir la pratique. Quelque 300 personnes ont investi la place Kléber, le 2 novembre, pour profiter de l’événement.
 Mais le plus important reste à venir. Car Manu et Flavien, le vice-président, ont des projets plein les cartons. A commencer par un battle de break à la fin de la semaine, histoire de faire parler de hip-hop dans la localité. « On organise le battle sous le préau de l’école Anne-Frank, explique Manu. 16 équipes -on dit des “crews”- d’Alsace, de Lorraine, d’Allemagne et de Clermont-Ferrand sont annoncées, et on a dû en refuser. »
 Au menu de la manifestation, des matches en 2 contre 2 et en 1 contre 1 – qui s’annoncent spectaculaires : « Pour le 1 Vs 1, il faut battre sept danseurs, sachant que c’est celui qui gagne qui reste sur la piste de danse, précise Flavien Deneuvelaere. C’est toujours assez impressionnant à voir ». A inscrire dans les agendas, donc : le battle ouvre ses portes le 30 novembre à 14 h, la compétition débute une demi-heure plus tard. L’entrée est fixée à 6 €.
 Le « battle » ouvre une période qui devrait s’annoncer faste pour l’association. L’association organisera également le 14 décembre à 15 h un show hip-hop gratuit à l’école Anne-Frank, pour les enfants et leurs parents. Un autre battle pourrait suivre en janvier, puis l’association prévoit de célébrer ses cinq ans sans doute du côté du cinéma Amitié, en février. « On est déjà en train de bosser sur ce projet, explique Manu. La bande son est en cours de réalisation ».

« C’est devenu notre vie, de gérer cette association »

 Enfin, il y a ce projet fou dont on commence à cerner les contours. Celui d’investir, peut-être, le hall Rhénus à Strasbourg. « On pourrait faire ça en mai-juin ou en septembre, on est en train de se renseigner, rêvent Manu et Flavien. L’idée, ce serait d’organiser un gros festival hip-hop avec pas mal de pointures et quelques grosses surprises comme un concert avec une super tête d’affiche ». Et une déclinaison ersteinoise de la manifestation, au fil de quelques animations complémentaires implantées au coeur de la cité.

 Les deux responsables de Hip-Hop Session ne veulent pas parler du budget d’un tel événement, pour l’instant. Mais celui-ci serait conséquent. « Ce qui fait qu’on cherche des partenaires, des sponsors pour monter le projet ». Vrai, aussi, que le timing est serré. Mais les deux gaillards sont motivés : « C’est devenu notre vie, de gérer cette association, d’organiser de telles manifestations. On a envie de s’y mettre à fond ».

Nicolas Blanchard

Infos : web hip-hopsession.orgLe 30 novembre. « Battle » de l’association Hip-Hop Session sous le préau de l’école Anne-Frank. Entrée : 6 €. Ouverture des portes à 14 h, début des compétitions à 14 h 30.

Édition du Mar 25 nov. 2008

 

 

 

 

 


nov 2 2008

Article 20 minutes – 1000% Strasbourg Underground.

Relativement à l’évenement organisé hier, voici l’article paru dans le 20 minutes d’aujourd’hui, parlant du 1000% organisé hier Place Kleber! Merci à Philipe Wendling.